Les productions agricoles


La concentration des superficies se poursuit.

La surface agricole utile moyenne des exploitations professionnelles progresse de plus de 2 hectares par an. Elle atteint 134 hectares en 2005. Sur ce critère, la Meurthe et Moselle se place au sixième rang des départements français.

Cette progression résulte de la conjugaison de deux facteurs : l’agrandissement par la reprise de surfaces laissées par des agriculteurs partant en retraite, la disparition de « petites » structures (les unités de moins de 100 hectares ont reculé de 22 % en cinq ans).


La polyculture domine toujours.

Globalement, la Meurthe et Moselle demeure un département de polyculture. Les systèmes à dominante « lait » et « viande » demeurent largement majoritaires, même si leur évolution respective diverge : stabilité des systèmes « lait », part des systèmes « viande » baissant du cinquième.
Le système céréalier est en net accroissement ; mais il ne représente qu’une exploitation sur dix.



Les céréales occupent davantage de terres.

La surface agricole utile s’établit à 278 000 hectares en 2005.sur les dix dernières années  (1996 – 2006), la surface cultivée en céréales s’est accrue de 11 % ; elle occupe les deux cinquièmes de la surface agricole utile.

Sur la même période, toutes les autres soles sont en régression :

  • les emblavements en colza, en nette progression durant les années 90, se stabilisent autour de 35 000 hectares ;
  • les surfaces toujours en herbe, en nette régression jusqu’en 1999, se stabilisent depuis autour de 92 000 hectares ; un hectare sur trois dans le département est en herbe ;
  • les surfaces en maïs fourrage régressent d’un dixième.


Les bovins sont moins nombreux.

Sur dix ans, le cheptel bovin s’est réduit :

  • l’effectif de bovins à l’engrais a décru de 10 % ;
  • la baisse du troupeau laitier est une tendance lourde (vers 40 000 vaches laitières), alors que le troupeau allaitant reste collé à un effectif de 30 000 têtes.

En revanche, sur les dernières années (2000 – 2005), l’effectif moyen par exploitation détentrice s’est accru d’environ 10 %.

Le nombre d’élevages avicoles, ovins et porcins demeure relativement modeste ; l’effectif en volailles  (de 350 000 à 400 000) bouge à la marge ; les troupes ovine et porcine sont en augmentation légère et régulière.



Le quota laitier départemental reste stable.

Le quota laitier départemental (livraisons + ventes directes) demeure égal à 295 millions de litres. La diminution du nombre de producteurs s’accompagne d’une hausse de 20 % du quota moyen par exploitation (296 000 litres).



Le mode de production biologique et la « diversification » demeurent marginales

Le nombre d’exploitations « bio » est faible (37) ; elles occupent à peine plus d’un pour cent de la surface agricole utile départementale. 311 exploitations possèdent un atelier « spécialisé » : pépinières, maraîchage, viticulture, arboriculture, productions animales diverses.  


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