Les Hommes

Le recul moyen du nombre d’exploitations sur la période 2000 - 2005 (-2.2 % / an) est moins marqué que sur la décennie précédente. On compte 1 952 exploitations professionnelles en 2005. Une exploitation agricole est dite professionnelle quand la dimension économique est supérieure à 12 hectares équivalent blé et qui emploie au minimum l’équivalent d’une personne à trois quarts de temps.
Le nombre des exploitations non professionnelles (une structure sur trois) décroît deux fois plus vite que celui des exploitations professionnelles. Celles-là occupent moins du vingtième du territoire.
Le nombre d’actifs travaillant sur les exploitations professionnelles décroît à un rythme équivalent à celui du nombre d’exploitations. On compte 3 975 UTA en 2005 (UTA : l’unité de travail annuel équivaut au travail d’une personne à temps plein durant une année).
L’essor des groupements d’employeurs (au nombre de 14, avec un effectif de 69 personnes) et la progression de l’effectif des entreprises de travaux agricoles (+ 30 % entre 2002 et 2006) peuvent expliquer, en partie, le non-remplacement des associés partant en retraite.
La population des chefs d’exploitation professionnelle (co-exploitants inclus) vieillit. L’âge moyen est passé de 44 à 45 ans en cinq ans. Ce vieillissement est marqué sur les arrondissements de Briey et Nancy. La tendance est inverse sur ceux de Lunéville et Toul.
Les femmes représentent plus du quart des actifs permanents des exploitations professionnelles. La moitié d’entre elles est chef d’exploitation ou co-exploitante.
Entre 1997 et 2006, 526 jeunes se sont installés en agriculture avec les aides de l’Etat. Globalement sur le département, il y a eu donc moins d’une installation pour deux départs. En revanche, sur une période plus récente (2000 – 2005), avec une moyenne annuelle d’installations aidées proche de 50 et un nombre de cessations d’activité plus faible, le ratio d’installation s’améliore.
Sur les deux dernières années, une quinzaine d’exploitant(e)s par an (cessions entre conjoints comprises) s’installe sans aide sur des exploitations professionnelles.
En 2005, quatre agriculteurs sur cinq ont une formation initiale. Cinq ans plus tôt, un agriculteur sur trois n’avait pas cette formation . Désormais, deux agriculteurs sur trois ont suivi des études agricoles secondaires ou supérieures.
Presque une exploitation professionnelle sur deux a choisi le statut de société. Les sociétés mettent en valeur les deux tiers des surfaces cultivées. Le nombre des exploitations agricoles à responsabilité limitée (EARL) rejoint presque celui des groupements agricoles d’exploitation en commun (GAEC).