Opération Agri-Mieux Esch-Plateau de haye
Lancée en 1999, cette opération concerne 120 exploitations à orientation grandes cultures et élevage et touche 16 000 ha de SAU. L’eau alimente le secteur du plateau de Haye et du bassin versant de l’Esch, soit 40 communes. L’objectif est la préservation de la qualité de l’eau de la rivière Esch et de la nappe du plateau calcaire de la Haye.
La teneur moyenne en nitrates des eaux captées pour la consommation humaine est de 35 mg/l, avec quelques situations locales préoccupantes.
Un diagnostic des pratiques réalisé en 1999 a permis de lancer concrètement l’opération en 2000. L’objectif est de sensibiliser les agriculteurs aux bonnes pratiques de manière à obtenir une évolution durable. Les actions portent sur trois axes : la gestion de la matière organique, le raisonnement de l’azote minéral et la gestion de l’interculture.
Avancement de l’opération
Initialement , le diagnostic faisait état de surfertilisations liées à des apports excessifs d’engrais minéraux azotés et à une mauvaise prise en compte des potentialités agronomiques des parcelles, de mauvaise gestion de la matière organique et d’ importante surface de sols nus en hiver. Ces pratiques à risques concernaient 50 % des exploitations agricoles du secteur. En 2006, un nouveau diagnostic des pratiques agricoles a permis de mettre en évidence les pratiques suivantes :
· 78 % des surfaces en blé sont fertilisées en 3 apports, contre 53 % en 1992,
· on observe une diminution des doses totales apportées, avec une adaptation au type de sol et à l’année ; et surtout il est important de noter la suppression des doses excessives
Avec l’amélioration des volumes de stockage (avec la mise aux normes) et du matériel dans les exploitations, l’épandage de fumier est réalisé dans les meilleures conditions.
· Evolution à la baisse des tonnages apportés à l’ha de l’ordre de 50 %
· Prise en compte des apports de matière organique dans le raisonnement de la fertilisation azotée .
On note une modification des pratiques : les doses d'apport global sont raisonnées, les dates de premier apport sont arrêtées en fonction des besoins réels de la plante, le fractionnement des apports est systématique. Au niveau teneurs en nitrates, on observe depuis 2004 une légère augmentation, principalement du fait de l’influence de ces dernières années climatiques, d’où l’obligation d’ajuster au plus près la fertilisation et de limiter les sols nus en hiver.Les captages présentant des tenuers en nitrates dans ce secteur font l’objet d’une action « conseil rapproché ».
|
|
|
|
|
|
|

Julien GRAND - Service Agronomie-Environnement
Tel : 03.83.43.09.32 - 06.82.82.84.93
@ : julien.grand@meurthe-et-moselle.chambagri.fr