Chambre d'Agriculture de Meurthe et Moselle

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Opération Agri-Mieux Crusnes-Chiers

Lancée en 1992, elle touche 280 exploitations agricoles à orientation mixte : céréales et élevage et 28 000 ha de SAU. L’eau du secteur alimente l’ensemble des communes du nord de la Meurthe-et-Moselle, soit 100 000 habitants. C’est une action préventive visant à protéger la ressource en eau, qualifiée d’importante et vulnérable aux pollutions de surface. De nombreux captages d’eau potable accusaient une hausse continue en nitrates.

 

Que font les agriculteurs ?

Les agriculteurs s’engagent à améliorer leurs pratiques. Pour cela, ils suivent les conseils sur le raisonnement de la fertilisation azotée et sur la gestion des épandages de fumier. Ils se donnent pour objectif d’apporter « la bonne dose aux bons moments » et d’adapter les bonnes pratiques d’épandage.

Ils appliquent les conseils sur les parcelles tests, qui servent pour tous les agriculteurs de la zone. Des notes techniques et des journées de terrain sont organisées pour leur permettre d’échanger et de discuter des solutions techniques à apporter.

Une forte sensibilisation à l’implantation de Cultures Intermédiaires Pièges à Nitrates est également mise en œuvre.  

Avancement de l’opération

En 2005, un diagnostic des pratiques agricoles a permis de mettre en évidence les pratiques suivantes :

·        85 % des surfaces en blé sont fertilisées en 3 apports, contre 14 % en 1992,

·        on observe une diminution des doses totales apportées, avec une adaptation au type de sol et à l’année.

Avec l’amélioration des volumes de stockage du matériel dans les exploitations, l’épandage de fumier est réalisé dans les meilleures conditions.

·        Evolution à la baisse des tonnages apportés

·        Prise en compte des apports de matière organique dans le raisonnement de la fertilisation azotée .

Globalement, on note  un renforcement des bonnes pratiques : les doses d'apport global sont raisonnées, les dates de premier apport sont arrêtées en fonction des besoins réels de la plante, le fractionnement des apports est systématique. Des efforts sur la mise en place de CIPAN doit être poursuivi. Au niveau des teneurs en nitrates, on observe une stabilisation tant au niveau eaux superficielles que souterraines.


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